La question de la vaccination en France se fait de plus en plus présente dans le débat public. De nombreuses personnalités sont en faveur d’une vaccination obligatoire pour tous. Les propos de Yannick Jadot, du parti écologique interviennent un jour après que le laboratoire américain Pfizer a rapporté que son vaccin candidat avait montré un taux de réussite de 90% pour empêcher les gens d’attraper le coronavirus.

« Je pense que cela devrait être obligatoire. Vu ce que nous vivons, j’espère que tout le monde ira se faire vacciner. Regardez les difficultés de nos sociétés. Nous ne pouvons pas nous permettre de prolonger la période de confinement et de continuer à diminuer l’activité culturelle, sociale et économique de notre pays », a-t-il annoncé.

Avant de poursuivre : « À partir du moment où un vaccin sera disponible, j’espère que tout le monde se fera vacciner. Compte tenu de ce que nous vivons, avec des petites entreprises qui meurent, avec des personnes âgées terrifiées à l’idée de quitter la maison et de voir leurs petits-enfants, j’espère que tout le monde participera. »

Les sondages passés ont montré que les Français sont parmi les plus réticents à la vaccination. Un sondage publié en septembre montrait la France parmi les pays où l’intention de se faire vacciner contre le Covid-19 est la plus faible, autour de 59% contre 74% dans le monde.

Toutefois, l’efficacité des vaccins est fortement mise en doute par le controversé Professeur Didier Raoult, qui a fait couler beaucoup d’encres au début de l’épidémie, avec son traitement à base de chloroquine. Ce dernier a déclenché de nombreuses polémiques ces dernières semaines, dont une vidéo qui n’a laissé personne indifférent …

« Il n’y a pas de magie avec ces vaccins ARN (…) on n’est pas surpris car le taux d’efficacité réel est entre 60 et 80 % en fait. On ne peut pas penser que tout va être géré par la vaccination telle qu’elle existe aujourd’hui. La capacité de ce vaccin à protéger la population est incomplète », a annoncé ’linfectiologue.

Avant d’ajouter : « Les gens qui meurent sont des sujets ayant, soit des facteurs de risque associés, soit une espérance de vie très faible. Mais ce n’est pas une maladie qui va tuer les enfants, sauf si le virus change. On a même une baisse de la mortalité jusqu’à 60 ans, donc ça ne mérite pas un tel affolement non plus. »