De passage sur CNews, Marlène Schiappa s’est un peu échauffée suite à une question sur Xavier Bertrand.

Présente sur le plateau de CNews dans l’émission de Roman Desarbres, la ministre déléguée a été interrogée sur les mesures mises en place par Xavier Bertrand, candidat à la présidence de la République, pour combattre l’immigration. Ce dernier envisage de couper l’aide au développement des pays qui rechigneraient à recueillir leurs citoyens clandestins.

Mais la ministre ne semble pas du même avis. «Ce n’est pas parce qu’on fait une interview et qu’on déclare que quelque chose va se passer que ça se produit !», a-t-elle premièrement dit. «Mais alors d’abord 1 : ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Et 2 : est-ce que sérieusement, quelqu’un qui connaît vraiment les dossiers pense qu’en stoppant l’aide au développement ça va stopper l’immigration ? C’est stupide ! Pardon de le dire comme ça mais c’est stupide !», a-t-elle déclaré ensuite.

Et poursuivant son argumentation, Marlène Schiappa a ajouté : « Est-ce que vous pensez que si on arrête l’aide au développement et qu’on aggrave la situation dans leur pays d’origine, [les personnes] vont arrêter de vouloir traverser à la nage et de vouloir venir en France ?», a-t-elle demandé sur le plateau, en haussant les sourcils d’un air interrogateur. Et comme Roman Desarbres restait muet, Marlène Schiappa a elle-même apporter la réponse : «Je ne crois pas !»

Toujours sur CNews, la ministre a clairement pris partie pour Eric Dupond-Moretti convoqué devant la cour de justice de la République avant sa mise en examen pour « prise illégale d’intérêts ». Lorsque Romain Desarbres lui a demandé si le sujet avait été évoqué par le président de la République lors du précédent Conseil des ministres, la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté a répondu tout en souriant.

«Ce qui se passe au conseil des ministres reste au conseil des ministres, c’est comme Las Vegas, ce qui se passe à Vegas reste à Vegas…», a-t-elle dit. Le journaliste l’a alors interrogé concernant le garde des sceaux. « Est-ce qu’il peut rester ministre,selon vous, s’il venait à être mis en examen dans la journée ? », lui a-t-il demandé.

« Je ne suis pas le président de la République ni le Premier ministre doncje n’ai aucun rôle dans la formation du gouvernement », a répondu Marlène Schiappa.Puis faisant l’éloge de son travail : « En tant que ministre, j’ai toujours pu compter sur le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti qui fait un travail remarquable,notamment en ce qui concerne les violences conjugales (…)Je souhaite continuer à travailler avec mon collègue, Éric Dupond-Moretti », a-t-elle dit.