Même s’il est au paradis depuis plus de quinze ans, le public considère Jean Lefebvre comme un monstre sacré du cinéma. Ses mimiques ont fait rire la France entière. Pour autant, ces deux anecdotes troublantes devraient vous chambouler l’image que vous conservez de lui ! nous vous raconte tous les détails !

Mais qui était vraiment Jean Lefebvre ? Lorsqu’on découvre ces deux histoires, on hallucine complétement et on ignorait cela possible !

Jean Lefebvre, l’homme aux mille facettes !

La filmographie de Jean Lefebvre est tellement vaste. Pour autant, même en fermant les yeux, on reconnait sa voix. Peu importe l’anxiété qui menace notre quotidien, sa manière de jouer a le don de nous décrocher un sourire. Ouf, l’honneur est sauf ! Donc, si vous voulez passer un bon moment, nous vous conseillons de vous replonger dans ses grands succès. D’ailleurs, depuis son décès en 2004, nous estime que personne n’a réussi à l’égaler. D’ailleurs, la façon dont il s’est envolé vers le paradis laisse songer. En plein repas dans un restaurant marocain, il s’effondre. Ne cherchez pas à vous recueillir sur sa tombe dans un cimetière parisien. D’une part, la messe n’a pas eu lieu dans l’église des stars, celle Saint-Germain-des-Près. Ensuite, de son vivant, il avait spécifiquement demandé à être incinéré. En ce qui concerne ses cendres, la famille a fait savoir qu’elles sont éparpillées non loin du Mont-Blanc. C’est tellement original et en même temps on trouve que ça lui ressemble. Il fuit les honneurs. À ses yeux, sa plus belle récompense, c’est cette complicité atypique avec son public. Donc, respecter ses dernières volontés, c’est vraiment le moins que l’on puisse faire !

Une personnalité atypique

Pour toujours, Les Tontons Flingueurs demeurent un classique du cinéma. Pour les fans, c’est l’occasion de retrouver des monstres sacrés du cinéma. Et puis pour ceux qui admirent tant Jean Lefebvre, c’est aussi le top départ de son ascension. Que ce soit au théâtre ou bien dans les nombreux volets du Gendarme, il a toujours ce petit rictus qui nous redonne le moral. Conscient de son impact sur les Français, il va absolument tout faire pour s’inscrire dans la durée. Or, parfois, tout ne se passe pas comme il l’aurait espéré. C’est justement ce qu’il va confier à Thierry Ardisson.

Marié à quatre reprises, les histoires d’amour de Jean Lefebvre ressemblent à des montagnes russes. Pour preuve, il essaie de convaincre deux fois Catherine Chassin-Briault de faire un bout de chemin avec lui. Malgré la naissance de Pascal, le couple va péricliter en 1977. Vu qu’ils font le même métier, nous imagine l’ambiance électrique à la maison. En plus, à cette période, il est au sommet de sa gloire. En privé, à la tête d’une tribu recomposée de cinq enfants, le comédien doit rivaliser d’ingéniosité entre deux tournages ou tournées de ses pièces. Sans doute essoufflé par les excès, il s’éteint de manière foudroyante à l’âge de 84 ans.

Coupable ou non coupable ?

Jean Lefebvre a toujours eu des rapports ambivalents avec la scène. Comme ce fameux soir où il jouait cette pièce devenue un classique du genre. Dans le public, il sent bien que l’ambiance est à son paroxysme. Pour celui qui se nourrit de l’affection de ses fans, c’est le moment de se donner à fond. Or, une femme dans le public l’intrigue. Elle passe du rire à l’étouffement. Alerté par la situation, le comédien exige qu’on l’évacue. Lorsqu’il prend des nouvelles à l’entracte, il se heurte à un barrage. Ce n’est que quelques minutes après le clap de fin qu’il apprend la terrible nouvelle. « On m’a annoncé qu’elle était morte. Elle avait de l’asthme… »

Mais ce n’est pas le seul moment de sa carrière où Jean Lefebvre devra faire face à une tragédie. Lors d’une séance de dédicace, il se fait alpaguer par une femme. « Je voudrais vous parler personnellement. Mon mari est mort à cause de vous. » Se sentant coupable, il lui demande d’accepter ses excuses. La réaction de cette dernière résume à elle seule l’affection que lui portait son public. « Il était cardiaque et il a tellement ri devant le film de Lautner Ne nous fâchons pas (…) Je l’aimais beaucoup, mais j’ai eu une consolation : il est mort en riant. »

En voilà une belle manière de tirer sa révérence ! Intemporels, les longs-métrages de ce comédien hors norme resteront à jamais gravés dans notre tête. Et qui sait, peut-être qu’au paradis, ses retrouvailles avec ses camarades Louis de Funès ou Lino Ventura font briller encore plus les étoiles ! Si ce n’est pas fait déjà, nous vous conseille de (re)voir tous ces classiques du septième art. Régulièrement diffusés à la télévision, ces chefs-d’œuvre s’inscrivent dans la mémoire collective. Pourvu que ça dure !