Depuis que le biopic sur Grégory Lemarchal a été diffusé, de nombreuses rumeurs circulent autour de la saison 4 du télé-crochet et les potentiels trucages.

Le biopic sur Grégory Lemarchal, Pourquoi je vis, laisse planer un parfum de nostalgie dans le coeur des internautes, qui se revoient en 2004, année où ils ont découvert le gagnant de la Star Academy, aux côtés de ses camarades. Depuis plusieurs jours, les rumeurs au sujet de possibles trucages – la victoire de Grégory était-elle programmée ? – voient le jour sur les réseaux sociaux, bien aidées par certains témoignages. Le demi-finaliste Mathieu et la finaliste Lucie ont décidé de donner leur avis sur la question.

Selon Mathieu, la production ne peut pas tout contrôler

L’ancienne professeur de chant, Isabelles Charles, expliquait récemment que la production était intervenue une seule fois pour ne pas que Lucie soit nominée quelques semaines avant la finale, car il était souhaité qu’elle soit la dernière candidate encore en lice face à Grégory. Si elle explique que c’est la seule fois où la décision des professeurs a été dictée par la production, cela prouve cependant que tout n’était pas laissé au hasard. Mais selon Mathieu, ce n’est pas si simple.

« On est dans une émission de télé-réalité. La prod scénarisait mais en fonction de ce qu’on leur donnait, de ce qu’on offrait comme prestation. Les gens sont tellement dingues. Ils pensent que tout est organisé ». Pour argumenter son propos, le jeune homme raconte une anecdote en particulier :

« Un jour, c’était à la toute fin de l’aventure, on reçoit des sacs de courriers. On reçoit chacun un sac de la poste et en plongeant la main dans le mien, je sors une lettre de ma soeur que je ne connaissais pas. Une histoire folle. J’ouvre le courrier et parce qu’il est tard, parce qu’il est fatigué, je me mets à pleurer. Ça devient une histoire dans la quotidienne. Mais les gens ont cru qu’on m’avait demandé de prendre cette lettre dans le fond du panier ! ».

Les candidats savaient que Grégory gagnerait cette édition

Mathieu s’en rappelle : dès le premier prime, les autres candidats savaient que Grégory Lemarchal était le grand favoris. Dès sa première apparition, aux côtés de Radia et Sofiane, le jeune homme a eu droit à une standing-ovation, et les spectateurs présents sur place criaient son prénom. « Nous aussi on le disait parce que c’était évident que ce mec allait gagner ! La prod aurait pu le nommer 15 fois, il aurait été sauvé 15 fois ». Mais pour Mathieu, Grégory n’a pas gagné car la production le voulait, mais parce que le public était tombé amoureux du jeune chanteur.

Et le demi-finaliste de cette quatrième édition de la Star Academy a un argument imparable pour se justifier, et cela concerne la saison suivante : « Le meilleur exemple c’est Magalie Vaé. La prod ne voulait tellement pas en saison 5 que Magalie Vaé gagne qu’ils l’ont nommée tout le temps, tout le temps, tout le temps. La France a choisi de la faire gagner : ça désespérait tout le monde, ce qui injuste car Magalie est une super nana. Comme quoi la prod ne choisit pas tout »

Lucie confirme que les candidats étaient tous naturels

La grande finaliste aux côtés de Grégory Lemarchal confirme les propos de son camarade Mathieu. Les agissements des candidats dans le château n’étaient aucunement dirigés par une quelconque demande de la part de la production : ils étaient tous naturels.

« On vit à l’intérieur du château. On ne voit les caméras que trois jours et après on les oublie. Ils se nourrissent de ce qu’on est, de ce que l’on dit. C’est impossible. C’est impossible de truquer une émission comme ça ».

A l’époque, la télé-réalité n’était pas encore aussi développée qu’aujourd’hui et les réseaux sociaux ne faisaient pas partis intégrante de notre quotidien. On croit donc volontiers les deux candidats. Oui, Grégory était un gagnant annoncé dès le début, mais c’est parce qu’il a survolé une compétition où il s’est rapidement imposé comme le meilleur. Et ce sont les téléspectateurs qui votent. La victoire du jeune homme ne peut donc pas lui être volée, pas plus que celle de Magali Vaé, qui a moins enchanté les producteurs à l’époque.