La célèbre réalisatrice Julie Delpy a vécu un traumatisme lorsqu’elle a décidé de se séparer du père de son enfant. La garde partagée a été particulièrement difficile à accepter pour cette maman poule, qui ne s’attendait pas une seule seconde à vivre ce cauchemar. Cette expérience, Julie Delpy a décidé d’en parler à travers son nouveau film.

« J’ai écrit le film au moment de ma séparation. Il a été décidé que mon fils serait en garde partagée et j’ai eu le sentiment que son père me le kidnappait. Légalement, évidemment. Quand les parents se séparent, ils doivent chacun réinventer leur enfant, qu’ils éduqueront seul la moitié du temps. Celui qu’ils avaient élevé à deux a disparu. Mon personnage recrée son enfant tout en réinventant sa maternité », a-t-elle confié

A travers son film My Zoe, la réalisatrice, qui a décidé de poser ses valises aux États-Unis « réalise ce fantasme » d’avoir son fils Léo pour « elle toute seule ». Dans ce film, les hommes sont très peu présent, mais cela ne change en rien son rapport avec l’autre se-xe.

» J’aime les hommes. J’aime travailler avec des hommes. Je n’ai aucune rancune contre les hommes. Je ne me qualifierais pas de féministe surexploitée. C’est une question de circonstances sociales », a-t-elle annoncé.

La réalisatrice a également évoque les discriminations et les abus se-xuels présents à Hollywood. « Dès les années 1990, on était nombreux à savoir à quoi s’en tenir à son sujet. J’avais même croisé l’une de ses victimes lors de ma toute première fête à Los Angeles. Quand il m’avait invitée pour la promotion de Blanc (1994), de Krzysztof Kieslowski, j’avais refusé de séjourner au Four Seasons dans la chambre à côté de la sienne », a-t-elle annoncé.

Avant de poursuivre : « Et ce malgré les hauts cris de mon agent. Weinstein et d’autres m’ont fait une réputation de fille ingérable. Ils ne digéraient pas l’idée qu’une femme puisse leur dire non ! ».