Le ministre jamaïcain de la Culture a déclaré qu’il envisageait de présenter une pétition appelant à des réparations de l’esclavage de la part de la reine.

L’heure des comptes à sonner pour la reine Elizabeth II. Olivia Grange, la ministre de la culture jamaïcaine est sur le point de présenter une pétition à la reine. Elle lui demande notamment une compensation financière pour les victimes et les descendants de la traite transatlantique des esclaves. Ne vous inquiétez pas, la rédaction d’nous va tout vous dire sur le sujet. Vous êtes prêts ?

La Jamaïque, un pays membre du Commonwealth

Avant de vous donner les raisons de cette demande, la rédaction d’nous a décidé de vous donner un petit cours d’histoire. La Jamaïque est devenue une colonie britannique en 1707. Le sucre et d’autres cultures étaient cultivées dans des systèmes de plantation qui reposaient sur des esclaves. Des centaines de milliers d’Africains captifs ont été emmenés sur l’île et réduits en esclavage sous le régime oppressif. La Jamaïque était une colonie britannique de 1670 à 1962, date à laquelle l’île accède à son indépendance sous l’impulsion des mouvements nationalistes, elle rentre alors dans le Commonwealth.

De part son adhésion au Commonwealth britannique, c’est la reine Elisabeth qui est à la tête de l’État, même si ce rôle est symbolique. Mais même si elle joue un petit rôle dans le pays, Elizabeth II va devoir donner plusieurs milliards de dollars de réparation pour esclavagisme en Jamaïque. C’est en tout cas ce que souhaite Olivia Grange, la ministre de la culture jamaïcaine. En effet, la politicienne veut demander à la reine une compensation pour tous les citoyens de la nation après l’implication de l’ancienne administration de la Grande-Bretagne dans la traite des noirs.

Elizabeth II bientôt condamné ?

Ainsi, lors d’une interview pour nos confrères de L’Express, Olivia Grange se satisfait de cette avancée. “Nous sommes particulièrement heureux d’annoncer que nous avons franchi de nouvelles étapes dans la recherche d’une justice réparatrice pour les victimes et les descendants de la traite transatlantique des esclaves“, explique Olivia Grange. “La pétition doit être présentée à la reine du Royaume-Uni et/ou au gouvernement du Royaume-Uni“. Au cours de son intervention, la politicienne a ajouté que le Conseil national jamaïcain de réparation a pleinement soutenu cette pétition.

Il a même été convenu que “le cabinet du procureur général devait peser le bien fondé de la pétition dans l’éventualité d’une implication du gouvernement jamaïcain dans cette pétition”. De son côté, un porte-parole du Trésor du gouvernement britannique a déclaré : “Bien que les réparations ne fassent pas partie de l’approche du gouvernement, nous ressentons une profonde tristesse pour la traite transatlantique des esclaves et reconnaissons pleinement le fort sentiment d’injustice et l’héritage de l’esclavage dans les parties les plus touchées monde“.

Meghan et Harry chargent la famille royale

Ce n’est pas la première fois que la reine Elizabeth II se trouve au cœur d’accusation de racisme. En effet, le 7 mars dernier, le prince Harry et son épouse Meghan Markle ont accordé une interview à l’animatrice américaine Oprah Winfrey depuis leur quartier de Los Angeles. Durant celle-ci, la jeune femme a évoqué plusieurs sujets et notamment un fait de racisme. Dès le début de la grossesse, ils ont exprimé des “inquiétudes (…) quant à savoir à quel point sa peau serait foncée“, “ce que ça voudrait dire et à quoi cela ressemblerait“, a-t-elle expliqué.

La duchesse de Sussex a expliqué que ces propos lui avaient été rapportés par son mari, sans vouloir donner l’identité de la ou des personnes ayant eu cet échange avec Harry parce que “ce serait très dommageable pour elles”. D’ailleurs, la reine Elizabeth II n’avait pas mis longtemps avant de réagir à ses accusations. En effet, elle avait notamment affirmé que les accusations de racisme “préoccupantes”, seront “prises très au sérieux” et traitées “en privé”.