Alors qu’il profite de ses retrouvailles avec son épouse Charlene en Afrique du Sud, le prince Albert de Monaco parler de lui dans “L’Obs”. Dans l’ombre, depuis 10 ans, le souverain de 63 ans se bat en justice avec la veuve du riche américain Kellogg Smith.

L’Obs a révélé une affaire d’héritage jusqu’alors inconnue impliquant Albert de Monaco au défunt Kellogg Smith, tous les détails !
Un riche américain installé dans la principauté, et à sa veuve. L’enjeu ? Un patrimoine estimé à 3,5 millions d’euros, comprenant un appartement dans le 16e arrondissement de Paris, une chambre de bonne (chère) sur le Rocher et divers actifs financiers.

A quel testament faut-il se fier ? Celui qui lègue toute la fortune de Kellogg Smith au prince Albert de Monaco ou celui qui répartit l’héritage entre le souverain et la veuve ? Une épineuse affaire de gros sous qui a débuté en 2011, lorsque le riche rentier américain Kellog Smith est décédé à Monaco, à l’âge de 85 ans.

Le défunt n’a laissé aucun héritier, à l’exception de sa femme, seule parente présente à ses funérailles. Selon nos confrères, Kellogg Smith avait rencontré Isabella (un faux nom) en 1997 par la publication d’une petite annonce dans Nice-Matin, peu après le décès de sa première épouse. Isabella est italienne, elle est issue d’une famille modeste et vit à Nice comme professeur de yoga. Après deux ans de romance, le couple s’était marié à Monaco.

 

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Une union rapidement occultée par les problèmes de santé du riche retraité, qui a même fait une tentative de suicide en 2005. Un événement à la suite duquel il s’est retrouvé sous curatelle, puis sous tutelle. Kellogg Smith et Isabella ont fini par vivre séparément, avant d’entamer une procédure de divorce inachevée. A la mort de l’Américain en 2011, un premier testament écrit de sa main a été révélé par un notaire monégasque (cousin du prince Albert de Monaco) : “Je, soussigné M. Kellogg A.F. Smith, fais les dispositions suivantes : Je révoque tout testament antérieur. J’institue le Prince Albert II de Monaco comme mon légataire universel. Écrit de ma main à Monaco, le 23 juin 2005″. Sauf que le défunt n’a pas rédigé ce testament devant ledit notaire.

Ce testament ne manque pas de choquer la veuve. Elle ignorait les intentions de son mari, qui n’était en rien proche du clan Grimaldi. Cité par L’Obs, l’avocat du prince Albert de Monaco a déclaré : “Il arrive assez souvent que des personnes sans héritiers lèguent leur fortune au prince Albert, qui verse l’argent à des fondations”.

Sauf qu’en rangeant les affaires de son mari, Isabella Smith a découvert une lettre d’adieu en guise de testament, écrite peu avant sa tentative de suicide en 2005, donc après celle communiquée au notaire. Un document qui sème le doute puisqu’il précise : “A ma connaissance, je ne laisse aucun testament de nature juridique. Je souhaite que l’ensemble de mon héritage, argent et biens, puisse être distribué, attribué pour un tiers à mon épouse et le reste à d’honnêtes institutions caritatives à Monaco ou ailleurs.”

RÉUNION DU 9 SEPTEMBRE 2021 À PARIS

Le premier testament a finalement été celui retenu en 2012 par le tribunal monégasque, qui a ordonné le transfert de la succession de Kellogg Smith au prince Albert de Monaco. Isabella Smith tente alors de négocier à l’amiable et propose un don de 15% de l’héritage à la Fondation Princesse Charlène de Monaco.

Les discussions n’aboutissent pas et se retrouvent devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, qui donne raison à la veuve et au second testament. Condamné à payer l’intégralité de la succession, le mari de la princesse Charlène et ses avocats auraient alors fait appel en raison des 100 000 euros de dommages et intérêts à verser à la veuve.

La situation s’est depuis envenimée entre les deux parties : Isabella Smith a certes reçu les 100 000 euros en 2018, et a même obtenu des intérêts pour le retard. En revanche, elle n’a pas récupéré l’appartement parisien et ne peut pas le vendre, elle qui “peine à payer les charges”. L’accès aux comptes de son défunt mari est toujours refusé par les banques. La veuve, bientôt âgée de 70 ans, reste déterminée à obtenir la part qu’elle estime lui revenir. Le 9 septembre, la cour d’appel de Paris ordonnera ou non le déblocage des fonds détenus par la banque.