Ce fait d’hiver nous glace. On dit souvent que le loup est dans la bergerie. En effet, cette expression prend toute sa dimension dans cette affaire. Le procureur était récemment invité sur la radio RTL. Il revient sur les faits marquants. nous vous les dévoile !

Affaire Daval: Un avocat va forcément tomber sur un cas de meurtres au moins une fois dans sa carrière, c’est certain. Mais quand l’affaire Daval débarque, le procureur de la République à Vesoul va vivre l’épreuve de sa vie. Il n’était pas préparé à un tel drame, on ne l’est jamais ! En effet, il doit annoncer à la famille de la victime que celle-ci est décédée et surtout dans des conditions innommables. Il nous retrace cette journée horrible et on apprend quelques confidences sur l’affaire Daval.

Affaire Daval, le fait divers qui a choqué l’Hexagone

L’affaire Daval débute en octobre 2017 dans un bois de Haute-Saône. Alexia est portée disparue depuis peu. Les forces de l’ordre tentent de la retrouver. Et en effet, ils y arrivent et tombent sur son c*rps sans vie… Le procureur prend les choses en main pour aller l’annoncer aux proches…

Des faits horribles…

Ce 7 octobre 2021, c’est Emmanuel Dupic qui se charge de l’affaire Daval. Le procureur vient d’être interviewé sur les ondes de RTL. Beaucoup de sujets ont été abordés, mais bien évidemment, les journalistes sont revenus sur celui qui a marqué les esprits de tous les Français. Déjà, l’homme de loi explique que la police a mis deux jours à retrouver Alexia Daval. Elle gisait à l’abri des regards tout au long d’un chemin forestier. Et ce qui restait de la jeune femme fait froid dans le dos…

En effet, elle est à moitié brûlée, avait des traces de coups et de blessures sur sa peau. Son visage était très tuméfié donc cela signifie que son agresseur l’a battu violemment à cet endroit. Les gendarmes ont tout de suite eu une intuition. Ils concluent que le coupable de ces actes est forcément une personne proche. On ne peut pas s’acharner et détruire autant un individu sans la connaître en privé. Il y avait de la haine dans cette scène de barbarie. Mais pourquoi ?

Ainsi, l’enquête sur l’affaire Daval commence à cet instant. Ce qui était le plus dur pour le procureur, c’est évidemment d’annoncer aux parents l’horreur qu’a vécue leur fille, mais également qu’il avait en tête un suspect… En effet, le présumé coupable n’était autre que leur gendre Jonathann Daval. Double choc pour la famille. En sachant que depuis des années, ils le considèrent comme leur propre fils. Le monde s’écroule.

Et pourtant, personne n’aurait pu penser une seconde que le jeune homme soit capable de faire une chose aussi terrible. Surtout qu’il a bien caché son jeu. Celui-ci est complètement désemparé, en pleurs, sous le choc. Un manipulateur né ! Par exemple, pendant la marche blanche en l’honneur d’Alexia Daval, Jonathann a touché tout le monde. Ses larmes n’arrêtaient pas de couler. C’est simple, personne n’aurait imaginé un tel rebondissement dans l’affaire Daval.

Affaire Daval : mi-ange, mi-démon !

Si on récapitule un peu les faits de l’affaire Daval, c’était Jonathann, lui-même, qui avait alerté la police. Le 28 octobre 2017, les forces de l’ordre commencent l’enquête. Bizarrement, ils ont tout de suite eu un doute sur le mari. Comme quoi, c’est le flair du métier ! Ainsi, le procureur Emmanuel Dupic reçoit l’information : un homme déclare que son épouse est partie courir, mais qu’elle n’est jamais revenue. Il imaginait déjà une histoire d’adultère ou une grosse dispute dans le couple. De ce fait, il demande à réécouter les explications de Jonathann Daval.

Mais l’affaire Daval ne s’est pas résolue en quelques jours. Jonathann Daval a tenu son rôle de veuf déprimé et choqué pendant plusieurs semaines. Il a attiré la tendresse de tout le monde. Les médias, le public, la famille proche… Personne n’aurait pu imaginer que c’était un monstre. Pendant trois mois, on a l’impression d’avoir le mari parfait et c’est là qu’il avoue ! Roulement de tambour !

Ce fut un travail de longue haleine pour les policiers. Il aura fallu pas moins de cinq auditions sur deux jours, ainsi qu’une garde à vue pour qu’il dise la vérité. Le procès s’est tenu il y a presque un an au palais de justice de Vesoul. Quatre jours éprouvants, du 16 au 20 novembre 2020, où chacun était dans l’attente du verdict. Sans grande surprise, les juges condamnent le mari à vingt-cinq ans d’emprisonnement.

À présent, les proches doivent se reconstruire, même s’ils portent en eux une certaine culpabilité. Mais, elle ne leur appartient pas. Quand on est des anges, on ne peut pas imaginer le pire. La rédaction d’nous envoie tout l’apaisement possible à cette famille.